Grandes cultures, élevage, transformation, énergie… La diversification fait de plus en plus parler d’elle. Et si vous y pensiez aussi ? Voici les 4 grandes clés pour transformer une envie en projet solide.

Le site Perspectives Agricoles a donné la parole à Accompagnement Stratégie dans une interview sur le thème de la diversification culturale. Découvrez les conseils de l’expert AS pour éviter les écueils et viser la réussite globale de son projet de diversification.

Un dossier alimenté par plusieurs témoignages, dont ceux d’Amandine Bernard, conseillère indépendante dans l’Indre, Emmanuel Lambert d’Agriexperts et de Florent Courtin, du réseau Accompagnement Stratégie, basé à Blois chez AS VAL DE LOIRE.

AS VAL DE LOIRE est une association de Gestion et de Comptabilité, issue de la fusion entre l’AS Centre-Loire et le CEFIGA 37 qui a été célébrée en début d’année ; redécouvrez l’histoire de leur récente fusion :

AS VDL, Nouvelle AGC du réseau AS

Spécialistes du monde agricole et viticole, les équipes d’AS VAL DE LOIRE accompagnent leurs adhérents en comptabilité, fiscalité, gestion et stratégie d’entreprise, à travers un accompagnement complet et sur mesure, allant de la réflexion de votre projet à sa mise en place. Avec 9 antennes sur 3 départements – Loir-et-Cher, Indre-et-Loire et Loiret – l’AS Val de Loire prépare ses adhérents exploitants agricoles, viticulteurs, etc à l’arrivée de la Facture Electronique qui se concrétise en septembre prochain.

Plus de 2000 experts réunis autour de la Facture Electronique

Chaque année, l’occasion de faire un bilan se présente, avec son lot de questionnements : vos réflexions vous amènent à questionner la diversité de culture ou d’activités que vous pourriez envisager.
Pour explorer le sujet, le site Perspectives Agricoles a donné la parole à Accompagnement Stratégie dans une interview croisée, sur le thème de la réussite d’un projet de diversification.

Perspectives Agricoles est un magazine mensuel réalisé avec l’appui des instituts techniques de grandes cultures. Référence en matière d’agronomie et d’innovation, il s’adresse aux agriculteurs et agricultrices férus de technique et d’expérimentation.

1. Une idée de diversification ne suffit pas : renseignez-vous vraiment sur le terrain

La diversification attire, et c’est bien normal. Mais attention à l’enthousiasme non préparé ! Florent Courtin, conseiller d’entreprise à Accompagnement Stratégie Val de Loire, le dit clairement : « L’important est de bien anticiper et de ne pas agir dans la précipitation ».

Intéressez-vous au sujet bien en amont, fréquentez des professionnels qui mènent l’activité que vous visez. Se documenter ne suffit pas, il faut savoir se confronter à la réalité et comprendre les hauts et les bas d’une saison complète, et rien ne vaut les échanges directes pour ça !

2. Evaluer le temps de travail, c’est l’angle mort de la diversification

C’est souvent là que le bât blesse. Un atelier d’élevage, de la vente directe, un verger… chaque activité a ses astreintes propres, ses pics de charge, ses à-côtés administratifs et logistiques.
Florent Courtin le souligne : « Le temps de travail supplémentaire est souvent difficile à appréhender. »

Et les postes souvent sous-estimés peuvent être variés comme la commercialisation et la livraison. Quant à l’administratif, il n’est pas à négliger et peut être spécifique à certaines activités ou certaines cultures : se renseigner auprès de son conseiller peut faire aussi gagner du temps dans l’évaluation de la charge.

3. Sécurisez les débouchés de votre diversification avant d’investir

Pouvoir produire, c’est bien. Pouvoir vendre, c’est mieux ! Avant tout investissement, l’étude de marché est indispensable. Pour les grandes cultures spécialisées, Florent Courtin conseille :
« La première étape est d’aller taper à la porte d’un grossiste pour savoir si tel légume l’intéresse. » Et pour les projets de transformation (farine, huile, bières, pâtes…), la prudence s’impose encore davantage : « Il faut 8 à 10 ans pour amortir un atelier de fabrication de pâtes ou de farine. »

Proportionner ses investissements au potentiel réel du marché, c’est la base d’un projet qui dure. Vous ne pouvez pas vous lancer juste par passion s’il n’y a pas de débouché, en revanche, s’il y a de la demande, votre passion sera un vrai atout !

4. Chiffrez votre projet de diversification pour présenter un dossier solide

Une fois l’idée mûrie et les débouchés identifiés, place aux chiffres. Annuités, trésorerie, prévisionnel à 5-7 ans, structure juridique… rien ne doit être laissé au hasard. Florent Courtin insiste : « Présenter un dossier sérieux, documenté par un prévisionnel à moyen terme sur 5 à 7 ans et un autre à court terme, comme une trésorerie sur 2 ans, permet de prouver à la banque que le projet est réfléchi, crédible et bien préparé. »

Et sur la structure juridique, pas de question à esquiver : « Dans tous les cas, on ne peut pas se permettre de se lancer sans se poser la question. » car une mauvaise décision au démarrage peut s’avérer très coûteuse.

Retrouvez l’article sur les choix de changement de forme juridique avec l’AGC ADER :
Changer la forme juridique de son exploitation

Un projet de diversification, c’est avant tout un projet d’entreprise. Alors avant de vous lancer, parlez-en à votre conseiller Accompagnement Stratégie ! Même si l’aspect technique est souvent le premier réflexe, c’est la solidité économique qui conditionne la réussite dans la durée : rentabilité, trésorerie, financement et structure juridique. Et votre AGC est en mesure de vous accompagner de l’idée au projet concret, en tenant compte de toute la réalité de votre exploitation.

Retrouvez dans le site internet Perspectives Agricoles l’intégralité de cette interview et + de contenu exclusif pour les abonnés (ou dans le magazine: édition de novembre 2025, n°538).

Sources complémentaires :

Perspectives Agricoles n°538 : https://www.perspectives-agricoles.com/archives/diversification-culturales-sans-trebucher

AS Val de Loire : https://www.asvdl.fr/